Comment se définit le prix du diamant ?

Vous aimeriez estimez le prix du diamant qui orne votre bague en argent mais vous ne savez pas vraiment comment faire? C’est très simple : le prix d’un diamant se caractérise par l’analyse de 4 facteurs : les 4 C. Intervient ensuite le « Rapaport Diamond Report » qui permet de définir le prix de la pierre en fonction des facteurs étudiés à travers les 4 C. Lumière sur la méthode de définition du  prix des « larmes de Dieu ».

Les 4C, c’est quoi exactement ?

Les 4 C sont les quatre critères qui définissent la qualité d’un diamant, peu importe que vous vous trouviez à Tombouctou ou New-York.
Pourquoi les 4 C ? Et bien tout simplement parce que ces fameux C correspondent à : la couleur du diamant (Color en anglais), sa pureté (Clarity en anglais), sa taille (Cut en anglais) et son poids en Carats. Vous l’aurez sans doute remarqué, ces quatre termes commencent par la lettre C, d’où les 4 C ! Qu’est-ce qu’ils sont malins ces américains… Jetons maintenant un œil à leurs significations :

  • Color : contrairement à ce que l’on pourrait penser, on parle ici de la qualité de la teinte du diamant, et non de la couleur en particulier. Le classement Color des diamants s’établit suivant une échelle. Cette échelle  de couleur commence à la lettre D comme Diamond : cela correspond aux diamants les plus purs (= transparents) et les plus rares (et donc les plus chers). Le classement continue jusqu’à la lettre Z, correspondant aux pierres de plus mauvaise qualité. Certaines mentions peuvent apparaitre telle que « fancy color » (pour les diamants de couleur) ou  « color enhanced » (pour les diamants qui ont subi une modification artificielle de leur couleur). À savoir que l’estimation de la pierre s’effectue sous lumière blanche artificielle et normalisée.
  • Clarity : la pureté du diamant correspond au nombre d’inclusions visibles dans la pierre. Plus le diamant est pur et sans inclusion, plus le prix est élevé. La pureté des diamants s’exprime en sigles (FL, IF, VVS1, VVS2, VS1…) et chacun de ces sigles à une significations (par exemple VVS1 = Very Very Slight inclusions 1). Comme pour la Color, on parle de qualité de pureté en fonction des inclusions et de leur apparence (couleur, nature, et taille).

  • Cut : parmi les 4C, c’est le seul facteur humain qui intervient. La taille d’un diamant et censée optimiser le passage de la lumière à travers la pierre, afin que sa structure cristalline réfléchisse les rayons lumineux par la table (surface plane située au dessus du diamant) de manière optimale. Les tailles sont classées par qualité : excellente, très bonne, bonne… A savoir que la Cut d’un diamant prend aussi en compte ses proportions : ainsi, un diamant dont la table est trop inclinée à cause de l’angle de la couronne sera mentionné sur son certificat.
  • Carats : l’unité de mesure est le carat métrique (à ne pas confondre avec les Karats des alliages d’or utilisés pour la confection des bijoux en or, ou même certains bijoux en argent et or), qui correspond au cinquième d’un gramme (1 carat = 0.20 gramme). Le carat peut se diviser en 100 points : autrement dit, un diamant de 0.36 c.m. pèse 36 points, et un de 1.48 c.m. pèsera 1 carat et 48 points.
Pour plus d’informations sur les 4C, retrouvez nos différents articles spécialisés qui vous expliqueront en détail le classement de chaque C : à venir ! 🙂

Martin Rapaport, ou le géant des diamants

Martin Rapaport est un diamantaire ayant réalisé son apprentissage en Belgique. Après avoir été diplômé du Gemmology Institue of America, il devient courtier en diamant en 1975 à New York. C’est en 1978, qu’il établi les premières listes de prix des diamants (le Rapaport ou « la Liste »). Au fil du temps, ces listes de prix sont devenues le Rapaport Diamond Report. Mais Martin Rapaport est aussi un homme d’affaire en avance sur son temps : c’est en 1982, alors qu’Internet n’en est qu’à ses débuts, qu’il établi un marché interactif pour les diamants, disponible via son site « rapnet.com ». Martin Rapaport est également membre du World Diamond Council et il a joué un rôle important dans le Kimberley Process (c’est un système de certification pour le commerce international des diamants bruts).
On pourrait s’avancer à dire que Martin Rapaport est beaucoup plus influent que la De Beers : c’est en effet lui qui détermine le cours du diamant, car la De Beers ne détient   plus le monopole mondial de la vente de diamant dans le monde. Martin Rapaport a en réalité le pouvoir de faire monter ou baisser le cours du diamant. Il est cependant réputé très intègre et droit, et n’a jamais fait preuve de malhonnêteté quant à la modification du rapport.

Le Rapaport Diamond Report, comment ça marche ?

Le Rapaport Diamond Report se compose de feuilles de tableaux de prix pour les diamants taillés : il existe différents tableaux en fonction du poids (de 0,01 à 5,99 carats) et de la forme de la taille des diamants. Ils permettent en fonction de la qualité du diamant (couleur et pureté) de déterminer un coefficient. Voici un exemple de RDR, avec de fausses valeurs afin de vous expliquer son fonctionnement.

Vient ensuite la formule de calcul du prix :

poids du diamant en carat x coefficient du RDR x 100 = prix du diamant

Par exemple, un diamant  de 1.25 carat et de qualité F et VVS1 aura un prix de :

1.25 x 101 x 100 = 12 625 €

À savoir que :

  • Ces listes de prix sont uniquement obtenables par abonnement, et réservées aux professionnels
  • La couleur de ces tableaux est systématiquement d’un rouge sombre afin de limiter les photocopies/fax qui ressortent noires.
  • Il existe différents tableaux en fonction du poids (de 0,01 à 5,99 carats) et de la forme de la taille des diamants.
  • Les prix sont régulièrement mis à jour, et sont marqués en gras si ils ont augmenté, ou en italique pour ceux ayant baissés. Les prix des professionnels sont donc basé sur le rapport, bien qu’ils varient d’un diamantaire à un autre par exemple.