L’univers du diamant

couleur diamant

Passionnés par l’univers du diamant, nous espérons à travers ce blog vous faire partager tout notre savoir et notre professionnalisme sur les bijoux enfant, femme et homme. Nous vous proposons pour commencer un petit rappel sur son origine, ses caractéristiques et sa relation avec les hommes au fil du temps.

La rencontre de l’homme et du diamant : Mythe, fascination et gage d’amour

Dater la découverte du diamant est difficile. Au temps des pharaons, le diamant symbolisait le soleil, synonyme de force, de courage et de vérité. On le plaçait au milieu de la croix ansée du signe Ankh, hiéroglyphe égyptien signifiant “la vie”.

Au IVe siècle avant JC, quelques informations apparaissent dans les textes sanskrits en Inde. Il en ressort très clairement que l’on faisait déjà commerce du diamant. Le premier empereur des Indes avait fixé dans un manuscrit le montant des impôts prélevés sur l’exploitation des “vajra”, et un proverbe hindou affirme que “le vajra n’est rayé que par un autre vajra” ; croisant ces deux informations, on peut légitimement penser que ce matériau exploité, le vajra, n’était autre que le diamant.

On peut d’ailleurs se demander pourquoi on lui accordait déjà tant de préciosité alors qu’on était loin de savoir le tailler. Les raisons semblent purement mythiques : la forme du diamant, l’octaèdre, est “idéale” (6 pointes aiguës, 8 facettes bien planes et 12 arêtes droites et tranchantes), consacrée à la divinité Indra, terrible incarnation de la tempête, du tonnerre et de la foudre.

C’est ensuite grâce à sa pureté, à son éclat, dit adamantin, et aux incomparables irisations provoquées par la décomposition de la lumière que de multiples croyances sont nées. “Celui qui porte un diamant verra les dangers se détourner”, dit-on à l’époque dans les Indes. Cette notion d’invincibilité a servi d’arguments aux marchands indiens pour valoriser et vendre ces cristaux au sein de l’Empire Romain.

Présenté comme un talisman, le diamant échappait aux critères esthétiques. Les pierres de forme parfaite ne devaient jamais passer les frontières des Indes. Ces cristaux fabuleux étaient réservés aux castes supérieures : aux brahmanes, tandis que les castes inférieures devaient se contenter des pierres de couleur.

Pour en savoir plus et connaître l’histoire des diamants les plus célèbres : Le diamant et ses mythes.

De la mine à l’écrin : la vie du diamant

La vie d’un diamant commence aux origines de la terre par la violence des éléments qui le constituent puis celle des processus d’extraction, pour se terminer délicatement dans un écrin de joaillier, objet de désir et symbole d’amour. Les étapes clés de ce long voyage sont :

Exploitation minière ==> Commerce du diamant brut ==> Taille du diamant ==> Commerce du diamant taillé (bourses)

Le diamant a cristallisé dans les entrailles de la terre (environ 200 km de profondeur), sous des pressions considérables (75 000 kg au cm²) et à des températures très élevées (2000 à 2500 °C) dans des milieux riches en carbone. De façon schématique, les cristaux ont été éjectés par les éruptions volcaniques mêlées à la roche appelée Kimberlite ou “blue ground” en raison de sa couleur gris bleuté.

Au fil des ans, une érosion s’est produite en altérant la kimberlite et en la transformant en une roche plus tendre appelée “yellow ground”. Les diamants s’en sont alors progressivement détachés et ont été entraînés par le ruissellement des eaux parfois jusqu’à la mer.

La découverte de ces cristaux entraîne différents types d’exploitation en fonction de la nature des gisements. On distingue : Les gisements primaires ( mines à ciel ouvert qui deviennent mines souterraines lorsque l’exploitation à ciel ouvert n’est plus rentable), les gisements secondaires : où l’on traite les alluvions. Ce type d’exploitation peut être industriel ou artisanal, c’est le cas des “garimpeiros” au Brésil et les gisements littoraux et marins.

Dans ces trois cas, le travail consiste à déplacer des tonnes de minerai, sable, terre et alluvions nécessitant l’emploi d’engins de terrassement et d’explosifs pour un résultat somme toute dérisoire : en moyenne, pour 20 tonnes de minerai, compter 1 g (5 carats) de diamant.

Traitement du minerai pour récupérer le diamant

Le minerai est transporté en usine pour être concassé et tamisé afin de libérer le diamant de sa gangue. Puis l’on procède au lavage qui élimine les boues et une partie du minerai.
Ensuite on passe les résidus dans des agitateurs et séparateurs à liqueur dense, ce qui permet de séparer les cristaux grâce à leur différence de densité. La récupération finale du diamant va se faire sur des courroies enduites d’une graisse épaisse dans laquelle le diamant sera le seul à adhérer. Ces courroies sont raclées et les diamants sont enfin récupérés en faisant fondre la graisse.

Triage

Un tri sera effectué pour classer le diamant : Le diamant gemme destiné à la joaillerie (15% de la production mondiale environ), le diamant à usage industriel, très utilisé dans la fabrication des filières et des outils de forage (39% de la production mondiale environ), le crushing-bort (la plus mauvaise qualité de diamant) est réduit en poudre et est utilisé pour le matériel de coupe (scie diamantée). Il représente 46% de la production mondiale de diamant.

Pour approfondir : De la mine à l’écrin : le grand voyage du diamant